Les GES produits par les chats et chiens américains équivalent à 13,5 millions voitures

Agence QMI

Samedi, 05 Août 2017, 12:43

Photo Fotolia

LOS ANGELES | Les chats et chiens qui habitent dans les foyers des Américains produisent l'équivalent de 64 millions de tonnes de CO2 par année, montre une étude parue dans le journal scientifique «PLOS ONE».

Le chercheur Gregory S. Okin, du département de géographie de l'Université de Californie à Los Angeles, a eu l'idée de calculer l'impact environnement des quelque 77,8 millions de chiens et 85,6 millions de chats domestiques qui se trouvent aux États-Unis.

Selon ses calculs, ces animaux produisent en méthane et autres gaz à effet de serre (GES) l'équivalent de 64 millions de tonnes de CO2, soit la quantité émise par plus de 13,5 millions de voitures par année, selon l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis.

L'impact environnemental des chats et chiens se fait aussi ressentir en matière d'agriculture. En calculant la consommation moyenne de croquettes sèches de ces animaux, le chercheur est parvenu à la conclusion qu'ils consomment autant d'énergie qu'environ 62 millions d'Américains, soit près du cinquième de la population des États-Unis. «L'exclusion des animaux dans le calcul de la consommation alimentaire modifie considérablement les estimations d'énergie alimentaire consommée [aux États-Unis]», a noté le Dr. Okin.

Bien que les croquettes destinées à la consommation animale soient souvent constituées de sous-produits animaliers considérés comme impropres à la consommation humaine, des nourritures haut de gamme recourent aussi à des pièces de viande plus attrayantes.

Si le quart de la viande entrant la fabrication de croquettes était consommée par des humains, elle comblerait les besoins en protéine animale de 26 millions d'Américains, qui tirent en moyenne 19 % de leur énergie de la viande.

«Cette étude ne signifie pas que la possession de chats et chiens devrait diminuer pour des raisons environnementales», écrit-il. Toutefois, «il est clair qu'une transition vers des animaux mangeant moins de viande [...] réduirait la consommation américaine de viande», conclut-il, en proposant d'adopter de petits rongeurs plutôt que de gros chiens.

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