5 vins pour accompagner le homard

Canoë

Vendredi, 25 Mai 2018, 15:42

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Ça y est, c'est parti! La saison du homard bat son plein! Qu'il vienne de la Gaspésie, des Iles de la Madeleine ou des Maritimes - chacun a sa provenance préférée - on se régale d'abord et avant tout de sa chair tendre, succulente, parfois grasse, parfois délicate, offrant cette merveilleuse harmonie de saveurs sucrées/salées qui n'a d'autre pareille. C'est surtout la cuisson qui fait la différence.

Selon qu'il soit grillé, cuit à la vapeur ou bouilli, votre homard aura un goût différent. La façon dont il sera servi - nature, en sauce, en salade, en guédille, etc. aura aussi une incidence sur ses saveurs. Voici donc cinq vins pour pallier toutes les situations.

Buvez moins. Buvez mieux.

Dry 2015, Château Dereszla, Tokaji, Hongrie

15,45 $

Code SAQ 13479639

13 %

9,5 g/l

Osez surprendre vos invités, et pourquoi pas, vous surprendre vous-même! Ce vin hongrois à base de furmint et complété par harslevelu, le muscat et le bouvier vient tout juste d'arriver à la SAQ. Offert à bon petit prix, il devrait faire un match intéressant avec le homard vapeur et servi nature avec quelques quartiers de citron. On sent bien en effet des parfums d'agrumes, de citron et de lime, le tout étant accompagné notes finement muscatées. Il possède une acidité vive, ce qui permet de couper dans la texture passablement ample et ses presque 10g de sucre pour donner une impression de vin… sec! C'est simple, frais et efficace.

** $ ½

Cuvée des Conti 2016, Château Tour des Gendres, Bergerac, France

16,80 $

Code SAQ 858324

13,5 %

2,6 g/l

Toujours aussi enjoué par ce vin issu d'un domaine d'une cinquantaine d'hectares situé dans le sud-ouest de la France. L'assemblage dominé par 50 % de sémillon, auquel s'ajoutent 40 % de sauvignon et le reste de muscadelle, donne un vin naturellement très parfumé. Le bâtonnage vient accentuer le caractère exotique sans tomber dans l'excès. Tonalités de fleur d'acacia, de pamplemousse chaud, d'abricot, de miel et d'épices. L'élevage sur lie contribue à la sensation grasse en attaque et à l'acidité fine se profilant autour d'un fruité tendre. Finale vivante, légèrement amère, de longueur appréciable et évoquant un registre pierreux. Tout simplement remarquable pour un vin sous les 20 $. Production bio, dont une grande partie en biodynamie.

*** $ ½

La Vigne de la Reine 2017, Château de Maligny, Chablis, France

23,95 $

Code SAQ 560763

12,5 %

1,2 g/l

C'est bien connu, le chablis et les fruits de mer font toujours bon ménage, notamment grâce au côté salin/sucré que l'on retrouve tant dans le crustacé que dans le vin. Même si je suis moins

fan de cette maison (un des plus gros producteurs de l'appellation), j'avoue avoir trouvé la version 2017 plutôt agréable. Parfums de bonne intensité et bien typés chablis avec cette impression saline à laquelle s'ajoutent des notes de fruits blancs mûrs. Issu d'un millésime classique, le vin montre un assez bon volume tout en montrant une bonne acidité. Bonne buvabilité. Curieux de goûter le reste de la gamme.

** ½ $$

Charles & Charles Rosé 2017, Trinchero, Columbia Valley, États-Unis

16,60 $

Code SAQ 13189017

12,8 %

3,5 g/l

On pense évidemment au vin blanc lorsqu'on mange du homard, mais le rosé peut aussi faire un excellent accord. La chair délicate, charnue et goûteuse du crustacé demande cependant d'aller vers un vin élégant, de bonne complexité et gourmand. Celui élaboré par l'iconoclaste Charles Smith, dans l'État de Washington, est assez surprenant. Nez agréable d'agrumes et de fraise. La bouche montre une certaine richesse avec sa rondeur assumée, mais elle profite d'une acidité vibrante qui apporte de la fraîcheur à l'ensemble et permettra de bien passer avec le beurre à l'ail citronné.

** $ ½

Pinot Gris "Barriques" 2015, Domaine Ostertag, Alsace, France

35,50 $

Code SAQ 866681

12,5 %

5,6 g/l

Si vous souhaitez sortir des sentiers battus, optez pour un pinot gris. Celui élaboré par le talentueux et inspirant André Ostertag est une excellente option. Le 2015 paraît plus riche et plus ample que l'an dernier. Ayant séjourné en fût de chêne, le nez offre des tonalités d'abricot confit, de jasmin et de lys avec un boisé très subtil qui se dévoile au fur et à mesure que le vin monte en température. Une jolie bouche, ample, aérienne et dotée d'une bonne acidité en finale qui permet de garder un profil sec malgré un peu de sucre résiduel. À son mieux avec un homard thermidor.

*** ½ $$$

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