Divertissement

Tournage de «1991»: cap sur l'Italie pour Ricardo Trogi

Yan Lauzon

Lundi, 07 Août 2017, 16:32

PHOTO AGENCE QMI, JOEL LEMAY

Ricardo Trogi

Ricardo Trogi s'affairait, lundi, à compléter le tournage à Montréal de son film «1991». Au début de septembre, le réalisateur et son équipe - dont Jean-Carl Boucher dans le rôle-titre et Juliette Gosselin en jeune femme qui fait battre son coeur - s'envoleront pour l'Italie afin de capter les images qui revisiteront son premier voyage sans ses parents, en Europe, à 21 ans.

Bien que la partie la plus difficile de son travail de plateau soit terminée en raison des écrans verts, le cinéaste appréhende ses tâches de l'autre côté de l'Atlantique.

«Les scènes les plus difficiles ont été tournées ici. Ce qu'il reste à faire en Italie, ce sont des trucs vraiment agréables. Mais je suis un petit peu anxieux face à la façon de travailler des Italiens parce qu'ils n'ont pas le même ¨beat¨ que nous. J'arrive de là et ils prenaient trois heures de lunch. Ça ralentit un peu la machine. J'espère seulement que ça ne se finisse pas en cauchemar», laisse-t-il savoir entre deux prises.

Miser sur les costumes

En amorçant sa trilogie avec «1981», Ricardo Trogi avait inséré plusieurs références directes à l'époque comme le catalogue «Distribution aux consommateurs» et la montre Casino. Ce ne sera pas le cas avec «1991».

«J'en ai un peu, mais même dans ¨1987¨, c'est beaucoup les costumes et les cheveux qui font la job, rappelle le réalisateur. Dans ¨1981¨, je parlais beaucoup de petits objets parce que c'était l'univers de quelqu'un de 10 ans et ce n'est pas un grand univers: passé ta chambre, t'as pas grand-chose alors j'en parlais beaucoup. Là, il a 21 ans, il voyage, alors j'ai un peu laissé de côté les menus objets.»

Un autre volet?

S'il ne ferme pas à la porte à une suite, le réalisateur entretient toutefois des réserves.

«Je n'ai jamais pensé à faire de trilogie. Je ne sais pas combien je vais en faire [de volets], avoue-t-il. Celui-là me semblait faisable. Après ça, comme événement particulier dans ma vie, il me reste ¨La Course destination monde¨, mais c'est tellement large que je choisirais un moment précis alors ça deviendrait encore quelque chose de complexe...»

«Là, on s'en va en Italie et il va falloir faire venir un wagon (de train) des années 1990. C'est un autre bordel incroyable et je trouve ça dommage de payer autant de fric, des fois, pour un détail», ajoute-t-il.

«1991» est attendu l'été prochain.

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