Divertissement

Ce qu'il faut savoir sur le 71e Festival de Cannes

AFP

Jeudi, 12 Avril 2018, 12:36

Photo AFP

Quelques stars, des absents dont le géant américain Netflix et une interdiction de faire des selfies sur le tapis rouge: voici quelques ingrédients de la prochaine édition du Festival de Cannes (8-19 mai), dont la sélection a été annoncée jeudi.

Quelques stars et des absents

La cuvée 2018 est marquée par un «fort renouvellement générationnel, de cinéastes, de gens dont vous avez peu ou pas entendu parler», ont prévenu les organisateurs. Si Jean-Luc Godard et Spike Lee font leur grand retour sur la Croisette, des grands noms comme Paolo Sorrentino, Jacques Audiard, Xavier Dolan, Terry Gilliam, Claire Denis ou encore Terrence Malick n'ont pas été retenus.

La partie glamour sera assurée par le couple Javier Bardem-Penelope Cruz (pour le film d'ouverture «Everybody knows d'Asghar Farhadi) et Marion Cotillard (pour «Gueule d'ange», un premier film dans la section «Un certain regard»), peu de stars étant pour l'instant annoncées.

Crise avec Netflix

«Netflix est toujours le bienvenu à Cannes. Continuons à parler», a lancé Thierry Frémaux, alors que le géant américain refuse de présenter des films cette année, en raison du nouveau règlement cannois prévoyant une sortie en salles pour tout film en compétition.

«Nous avons décidé d'être l'avenir du cinéma. Si Cannes choisit de rester dans les pages d'histoire, c'est son problème», a affirmé Ted Sarandos, le directeur des contenus à Variety.

Victimes collatérales de ce bras de fer: «The Other Side of the Wind», un film d'Orson Welles longtemps inachevé, puis terminé par Netflix, n'ira pas à Cannes.

Un autre film Netflix aurait pu avoir les honneurs de la compétition, selon Thierry Frémaux. Il s'agirait de «Roma» d'Alfonso Cuaron («Gravity»), selon la presse spécialisée.

No selfies

Longtemps envisagé, bientôt réalité: les selfies seront interdits sur tapis rouge et les contrevenants seront interdits de projection, a prévenu le sélectionneur. «On vient à Cannes pour voir et pas pour se voir», a-t-il justifié devant la presse.

Un réglement qui ne s'appliquera pas aux stars et a pour vocation de renouer avec l'«élégance» d'antan du plus grand festival de cinéma au monde.

Pour cette même raison, certains films seront montrés à la presse lors des soirées de gala, et non plus en avant-première. Une décision critiquée par la presse, obligée de modifier sa façon de travailler, mais qui satisfait certains réalisateurs et distributeurs.

Thierry Frémaux n'exclut pas de revenir sur ce choix si l'essai n'est pas concluant.

Femmes, je vous aime ?

Après l'affaire Weinstein, le festival promet d'être attentif à la question des femmes dans le 7e art mais «il faut faire une différence entre les femmes cinéastes et (un mouvement comme) Time's up», a souligné Thierry Frémaux, qui se refuse à des quotas dans les sélections.

«Pas de discrimination positive», a-t-il martelé.

La compétition officielle compte trois réalisatrices pour quinze hommes cette année: la Française Eva Husson, l'Italienne Alice Rohrwacher et la Libanaise Nadine Labaki, moins qu'en 2011 où quatre femmes étaient en lice pour la Palme d'or, sans succès.

Curiosités

Au rayon des curiosités, le festival de Cannes va proposer un film de 8h15 du Chinois Wang Bing («Les âmes mortes») sur la révolution culturelle (hors compétition).

Également en séance spéciale, le nouveau documentaire de Wim Wenders consacré au pape François («Un homme de parole»). Le film sera projeté un dimanche.

Enfin, le président français Emmanuel Macron fera une brève apparition dans «La traversée» de Romain Goupil et Dany Cohn-Bendit.

«On ne parlera pas de mai 68, mais de la France d'aujourd'hui. C'est une traversée, une plongée», a affirmé à l'AFP Daniel Cohn-Bendit qui est allé à la rencontre de pêcheurs, paysans, ouvriers, militants FN.... Macron apparait pendant six minutes. «Il a eu la même place que les autres», a ajouté l'un des héros de Mai 68.

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