Divertissement

Le chanteur Claude Bégin voudrait casser son image sexy

Marie-Josée R. Roy

Mercredi, 31 Octobre 2018, 16:55

Dominick Gravel/Agence QMI

Le chanteur Claude Bégin a beaucoup joué la carte sexy depuis le début de sa carrière, mais il songe de plus en plus à tenter de casser l'image de beau garçon à laquelle on fait souvent référence lorsqu'on parle de lui.

On a abondamment vu sa poitrine tatouée dénudée dans ses clips et sur Instagram, de même que dans la série «Cheval-Serpent», à Radio-Canada.

Sa copine, la mannequin Clodelle, qui chante notamment en duo avec lui sur la pièce-titre de son deuxième album, «Bleu nuit», s'est elle aussi prêtée au jeu en s'adonnant avec Claude à des poses amoureuses suggestives sur les réseaux sociaux.

Or, Bégin voudrait désormais qu'on s'attarde davantage à sa musique qu'à ses pectoraux.

«Je n'y prends pas toujours du plaisir», a-t-il affirmé sans détour au Gala de l'ADISQ, dimanche.

«Être associé juste à ça, ce n'est pas un avantage non plus. Mon album a beaucoup été associé au ''beau gars'' dont on n'écoutera pas nécessairement la musique. Je pense qu'il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Je ne suis pas juste le gars qui veut être beau, qui est beau. Ce n'est pas mon intention du tout.»

«Je pourrais essayer de tout raser, de me remettre à zéro, de prendre une couple de livres, et miser complètement sur autre chose», a blagué Claude, avant de poursuivre sur une note plus sérieuse.

«Honnêtement, j'y pense beaucoup. En tant qu'artistes, on est sensibles, on vit des crises identitaires. Je me suis dit : '' What if, je ne suis pas du tout ça!'' J'aimerais qu'on tende un peu plus l'oreille, avec du recul», a-t-il ajouté.

Des vacances plus tard

La dernière année a été chargée pour Claude Bégin, qui lançait en avril son deuxième disque en solo, «Bleu nuit». Cet album suivait «Les magiciens», datant de février 2015. Il s'est aussi produit en tournée avec ses comparses d'Alaclair Ensemble cette année. Le groupe revient d'ailleurs tout juste d'Europe après une fructueuse série de spectacles en Suisse, en Belgique et en France.

«Je suis plus sur Alaclair ces temps-ci, on donne beaucoup de ''shows'', a spécifié Claude. C'était la troisième fois qu'on allait en Europe. La première fois, on a vraiment réalisé qu'on avait un bassin de ''fans'' là-bas, qui est très fidèle, qui ressemble beaucoup à ici, et qui ne cesse d'augmenter, chaque fois qu'on y va. On remplit de belles grosses salles, la réception est ''écoeurante'', les promoteurs sont contents. C'est la joie!»

En solo, Claude Bégin devait s'atteler d'ici trois à six mois à une proposition de spectacles acoustiques, qu'il offrira en tandem avec sa soeur. Elle y jouera du piano, et lui chantera les titres de son répertoire en s'accompagnant à la guitare.

Quant à l'acteur qu'on a découvert dans «Cheval-Serpent» et qui apparait aussi dans «District 31», Claude Bégin reçoit suffisamment d'offres pour songer à perfectionner son jeu et s'assurer de pouvoir «répondre à la demande».

«Je vais donner du temps à ça le plus possible, a-t-il décrété. Peut-être pour me former, parce que je n'ai aucune formation. Je ne sais pas comment qualifier mon expertise. Je vais essayer de mettre un pied plus solide là-dedans. Je viens de déménager à Montréal, aussi, donc je vais pouvoir prendre des ateliers. Je suis quand même motivé!»

«J'essaie de prendre des vacances, mais c'est presque impossible. C'est le moment où je dois mettre le paquet, au niveau énergie, musique. On prendra des congés quand on sera vieux!», a sifflé l'auteur-compositeur et comédien.

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