Sandra Dumaresq de retour à l'avant-scène

Matthieu Lévesque

Dimanche, 19 Mars 2017, 10:00

Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean

Sandra Dumaresq

MONTRÉAL - Sandra Dumaresq vit actuellement une belle période dans sa vie professionnelle. En plus de faire un retour à la télévision dans «Catastrophe», la mère de deux enfants a tourné son tout premier film en 25 ans de carrière. Rencontre avec une comédienne passionnée.

Sandra Dumaresq, qui a présidé le dernier Festival International du Film pour Enfants de Montréal (FIFEM), a eu un coup de coeur pour la comédie dramatique franco-belge «Le coeur en braille», qui raconte l'histoire d'une jeune violoncelliste qui perd la vue. Ce thème la rejoint particulièrement parce que son fils, Léo, 14 ans, dont le père est le comédien Denis Bouchard, est aussi un musicien.

«Léo a un intérêt très prononcé pour les arts. Il joue du piano depuis longtemps, il adore le cinéma, il lit énormément, il écrit, il fait de l'improvisation... Il a aussi une voix très juste et a beaucoup de talent en dessin depuis qu'il est très jeune. La musique et les arts ont toujours fait partie de sa vie. J'ai toujours dit que Léo était un poème en soi. Il a toujours été très éloquent et il dit des choses souvent surprenantes.» Sa fille de sept ans, Béatrice, issue d'une autre union, semble aussi être une artiste dans l'âme.

De retour au petit écran

Au cours des dernières années, Sandra Dumaresq est apparue à quelques reprises dans des séries québécoises, mais seulement dans des rôles épisodiques, notamment dans «Trauma» et «Au secours de Béatrice». Depuis le 14 février, elle interprète avec grand bonheur le personnage de Margot dans «Catastrophe», à Super Écran. «J'ai beaucoup de plaisir parce que ce n'est pas le genre de rôle que je joue habituellement. Margot n'a aucun filtre, aucune censure, et elle crée des malaises partout où elle va.»

Si elle est de nature beaucoup plus discrète que son personnage, l'actrice se reconnaît un peu en elle. «On se ressemble sur certains points. J'ai un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité, et je crois que Margot aussi. Sauf que dans son cas, elle n'est pas au courant et n'est pas médicamentée! (rires) Ça fait du bien de jouer dans l'excès et la démesure. J'étais aussi très heureuse de travailler avec Julie Perreault, que je connais depuis les années 1990. Nos copains de l'époque étaient de très grands amis.»

Un premier film en 25 ans

L'artiste, qui compte près de 25 ans de carrière, a réalisé un grand rêve professionnel dernièrement en tournant dans son tout premier long métrage. Elle sera en vedette aux côtés de Christian Bégin dans «Le problème d'infiltration», un thriller de Robert Morin, dont la date de sortie n'a toujours pas été annoncée.

«Le film raconte l'histoire d'un grand narcissique qui voit sa vie entière s'écrouler en une journée. J'interprète sa femme, qu'il confine à la maison depuis 14 ans. C'était un tournage assez exigeant et qui a nécessité plusieurs heures de répétition puisqu'il y a de nombreux plans-séquences. Mon personnage est constamment dans un état d'étouffement, de peur et de stress. Disons que je me changeais les idées entre les prises! Christian et moi chantions du Ginette Reno pour nous changer les idées!»

Retour aux sources

Si elle n'est pas nécessairement une adepte des grands voyages à l'étranger, Sandra Dumaresq poursuivra cet été une tradition familiale qui dure depuis des années. «Je suis de la Gaspésie, et j'essaie d'y aller chaque année avec les enfants. Nous n'avons pas pu y aller l'été dernier, puisque je faisais du théâtre, mais on y va cet été. Mes enfants sont montréalais, alors je tiens à ce qu'ils connaissent autre chose que la ville. Ils passent beaucoup de temps avec leur grand-père Lionel, qui a maintenant 85 ans, et qui habite toujours à Rivière-au-Renard. On pêche ensemble sur le quai, on fait du sirop d'érable, les enfants écoutent les histoires de chasse de leur grand-père... On passe toujours du bon temps!»

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