Divertissement

Enfants vedettes: où sont passés ces acteurs?

Yan Lauzon

Mercredi, 10 Octobre 2018, 15:31

Photo d'archives

Enfants, ils enchaînaient les rôles à un rythme effréné. Ils passaient aisément du cinéma à télévision. Les caméras les aimaient beaucoup. Puis, les offres ont cessé de pleuvoir.

Que sont donc devenus ces neuf Québécois dont les visages étaient bien connus durant les années 1990?

Michel Goyette

Il a été Francis Gagnon le temps de nombreux épisodes de l'aventure «Lance et compte», Lazare Pronovost sur le plateau des «Filles de Caleb» et Vincent Gauthier dans d'innombrables scènes de «Watatatow». Or, avec l'arrivée des années 2000, il lui a fallu passer des auditions afin de décrocher de tout petits rôles. Incapable de se soumettre à cette tâche, il est allé travailler avec son père, propriétaire d'une compagnie, en tant qu'ouvrier. Passionné par le travail manuel, il est devenu entrepreneur en démolition et a fondé, en 2006, Les démantèlements D.F.

Marie-France Monette

La jeunesse de Marie-France Monette a été un feu roulant de rôles à la télé et au cinéma. Vue dans les téléromans «Watatatow» et «Ent'Cadieux», notamment, elle s'est aussi retrouvée à plusieurs reprises devant les caméras de cinéma, elle qui a pu tenir le haut de l'affiche du drame «L'enfant d'eau» avec David La Haye. Or, si le début des années 2000 lui a encore permis de jouer, le couperet est tombé sur elle aussi. Elle s'est alors tournée vers un certificat en violence, victimes et société dont les cours sont proposés à l'Université de Montréal.

Cédric Jourde

Le «boss des bécosses» Luc Chicoine, chef de gang et amateur de clairon militaire du Conte pour tous «La guerre des tuques», a pris vie grâce à Cédric Jourde en 1984, sous les ordres d'André Melançon. Sans expérience, le garçon a défendu un rôle de premier plan dans ce classique du cinéma québécois. Quelques années plus tard, il a intégré la famille des Galarneau sur le plateau du téléroman «L'héritage» de Victor-Lévy Beaulieu. Les choses ont bien changé, car l'homme est aujourd'hui professeur à l'École d'études politiques de l'Université d'Ottawa.

Fanny Lauzier

Avec ses pommettes, son sourire lumineux, ses yeux rieurs et ses cheveux roux, Fanny Lauzier a commencé sa carrière avec éclat, prêtant ses traits à Daphné dans le Conte pour tous «La grenouille et la baleine». Elle a enchaîné en devenant la vedette d'un autre film de la série, «Bye bye chaperon rouge». Elle s'est plus tard jointe à la distribution d'émissions telles que «Virginie» et «Nos étés». Depuis une dizaine d'années, toutefois, la mère de famille qui a décidé de s'occuper de ses enfants et qui s'est mariée n'a plus été vue à l'écran.

Sébastien Tougas

Il a commencé son parcours à la télé au début des années 1980 grâce à des publicités, mais aussi aux côtés de sa soeur Marie-Soleil Tougas, dans l'émission «Peau de banane» à Télé-Métropole devenue TVA. Les téléspectateurs ont également remarqué la présence de Sébastien Tougas lors de la diffusion d'«Épopée rock», des «Débrouillards» ou encore du téléroman «D'amour et d'amitié». Puis, plus rien à partir des années 1990. Plus tard, sa soeur a perdu la vie dans un accident d'avion. Aujourd'hui, Sébastien Tougas et concepteur-rédacteur en publicité.

Karine Pelletier

D'abord Rose Pronovost dans la série «Les filles de Caleb», Karine Pelletier s'est véritablement fait connaître en devenant la studieuse et sérieuse Stéphanie Couillard, soeur aînée de Michel Couillard (joué par le regretté Hugo St-Cyr) pendant les 14 saisons du téléroman pour jeunes «Watatatow», de 1991 à 2005. La comédienne a ensuite pris part au tournage de deux films, dont «Le secret de ma mère» avec Ginette Reno. Ce fut tout. Karine Pelletier a abandonné sa carrière avant de fonder l'Agence KP pour représenter des artistes.

Steve Gendron

Les années 1990 ont été prolifiques pour Steve Gendron. Jeune, l'ancien comédien a enchaîné les rôles au cinéma comme celui de Laurent St-Pierre dans «Matusalem» et sa suite, ainsi qu'à la télé pour des miniséries telles que «Au nom du père et du fils» et «Les orphelins du Duplessis». Par contre, le nouveau millénaire n'a pas été tendre envers lui. Sans contrat, il a sombré dans la drogue et s'est retrouvé dans un institut psychiatrique. Quand il s'est sorti de cet enfer, il a notamment ouvert le Studio Gendron, une école de formation pour les acteurs, petits et grands.

Maxime Collin

Difficile d'avoir un plus beau début de carrière que celui de Maxime Collin. Il a joué Honoré Bordeleau dans «Les filles de Caleb», a foulé le plateau du Conte pour tous «Tirelire Combines & Cie» et, mieux encore, a été embauché afin de défendre le rôle-titre du drame «Léolo» aux côtés de Ginette Reno. Mais à l'aube de devenir un adulte, les choses ont grandement changé. Ce fut la sécheresse devant les caméras si bien qu'il a continué ses études et a décidé de se lancer en affaires en prenant soin de l'esthétique des voitures il y a déjà plusieurs années.

Marie-Claude Lefebvre

Au cours des années 1990, Marie-Claude Lefebvre a fait partie de la distribution de «Watatatow», «Ent'Cadieux» et «Blanche», mais c'est son travail dans «ZAP» qui lui a permis de gagner un prix Gémeaux pour la meilleure interprétation émission jeunesse en 1994. Au cinéma, on lui a fait confiance sur le plateau de quelques films, dont le suspense «La conciergerie» avec Serge Dupire et la comédie «C't'à ton tour, Laura Cadieux» portée par Ginette Reno. Par contre, après avoir tourné des scènes de la minisérie «Willie» présentée en l'an 2000, les lumières se sont éteintes au-dessus d'elle.

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