Israël: le Canada ne déménagera pas son ambassade, mais refuse de critiquer Trump

Agence QMI

Mercredi, 06 Décembre 2017, 13:56

Photo AFP

Marie-Claude Bibeau

OTTAWA - Le gouvernement Trudeau a assuré mercredi qu'elle ne déménagerait pas, comme le feront les États-Unis, son ambassade israélienne de Tel-Aviv à Jérusalem, sans toutefois critiquer la décision controversée du président Donald Trump.

«Notre position à nous est claire. On n'a aucune intention de déménager la nôtre», a confirmé la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, à son arrivée au caucus libéral.

Il s'agit d'une «décision unilatérale des États-Unis», a dit Andrew Leslie, le secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères, refusant de préciser si le geste inquiétait le gouvernement canadien.

Le ministère s'est contenté de réitérer sa position traditionnelle dans le conflit israélo-palestinien.

«La question du statut de Jérusalem ne peut être résolue que dans le cadre d'un règlement général du conflit israélo-palestinien [...] Nous demeurons fermement engagés à l'objectif d'une paix juste, globale et durable au Moyen-Orient qui inclut la création d'un État palestinien vivant côte à côte avec l'État d'Israël dans la paix et dans la sécurité», a indiqué l'attaché de presse de la ministre Chrystia Freeland, Adam Austen.

Le déménagement annoncé par l'administration Trump fait craindre à de nombreux observateurs une recrudescence de violence dans la région. Puisque les Israéliens et les Palestiniens revendiquent Jérusalem comme leur capitale, les ambassades internationales sont situées à Tel-Aviv, deuxième ville d'Israël.

«La décision est inacceptable. À une époque où il faut unifier les gens, ça sème la division et c'est contre-productif», a affirmé en point de presse le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh. Il a invité le gouvernement Trudeau à faire preuve d'un plus grand leadership et de dire publiquement que la situation était inacceptable.

L'organisation juive B'nai Brith a de son côté appelé le premier ministre canadien à «reconnaître la réalité» et à imiter l'administration Trump.

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