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Une saga judiciaire pour un piercing tourne en faveur d'un cuisinier de PFK

Emmanuel Martinez

Jeudi, 18 Mai 2017, 17:20

Photo Agence QMI / Archives

QUÉBEC - Un cuisinier d'un restaurant PFK de Québec qui contestait un avis disciplinaire reçu parce qu'il avait un piercing à l'arcade sourcilière a eu gain de cause en Cour d'appel qui a avalisé les décisions de tribunaux inférieurs.

En 2012, la compagnie Aliments Olympus, qui possède les restaurants PFK dans la province, avait sommé André Bernard de retirer l'anneau fixe qu'il portait lorsqu'il travaillait. L'entreprise affirmait qu'il s'agissait d'un bijou qui devait donc être retiré en vertu de la réglementation en vigueur concernant les employés de l'alimentation.

Le cuisinier a refusé, prétextant que ce piercing, qu'il avait depuis 2002, ne pouvait pas tomber et parce qu'il ne pouvait pas l'enlever lui-même, cette opération devant être faite avec des pinces par un spécialiste. Il affirmait aussi que cet anneau au sourcil qu'il couvrait d'un diachylon ne posait aucun risque pour la salubrité des aliments.

Malgré tout, son employeur lui a envoyé un avis disciplinaire.

Appuyé par le Syndicat de Métallos, André Bernard a contesté cette sanction devant le Tribunal administratif du travail qui lui a donné raison en 2015. Les Aliments Olympus ont ensuite contesté sans succès ce jugement en Cour supérieure, puis en Cour d'appel qui a rendu sa décision lundi.

«Cela pourrait bien être le dénouement d'une longue saga judiciaire. Nous sommes heureux de cette décision qui s'appuie sur le bon sens. Cela clarifie les choses non seulement pour M. Bernard, mais aussi pour d'autres travailleurs du secteur de la restauration qui pourraient se trouver dans une situation similaire», a mentionné le représentant syndical des Métallos, Pascal Loignon, par communiqué, jeudi.

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