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Le pas de recul forcé d'Alex Boisvert-Lacroix

Sportcom

Mercredi, 05 Décembre 2018, 10:25

(Sportcom) - En 2017-2018, le patineur de vitesse longue piste Alex Boisvert-Lacroix a connu la meilleure saison de sa carrière. À son palmarès : deux victoires en Coupe du monde, une médaille de bronze, un record personnel au 500 mètres et une première participation olympique où il a décroché une 11e place, soit le meilleur résultat canadien à cette épreuve.

Après Pyeongchang, l'athlète de 31 ans a décidé de poursuivre sa carrière une année à la fois, sauf que le début des compétitions de cette année post-olympique a été pour le moins abrupt. Boisvert-Lacroix ne s'est pas qualifié pour les deux premières Coupes du monde.

Comme aux Championnats du monde ou aux Jeux olympiques, l'épreuve de 500 m des sélections canadiennes s'est faite en une seule course au lieu de deux où le temps aurait été cumulé comme c'était le cas dans le passé. Le Sherbrookois a raté son coup en octobre dernier et a fini en quatrième place.

Davantage un constat qu'une excuse de sa part, il sent qu'il est «tombé dans les craques» du système de qualification.

«C'est plate, mais heureusement, j'ai mis ça derrière moi et j'ai pu m'entraîner extrêmement bien à Montréal et je me sens en grande forme. Si j'ai eu une contre-performance aux Championnats canadiens, ce n'est certainement pas à cause de la façon dont je me suis entraîné cet été. Une course sur 500 m, ce n'est pas nécessairement très représentatif», a-t-il expliqué en entrevue depuis Heerenveen, aux Pays-Bas.

Moins de places

Celui qui participera à la Coupe du monde de Tomaszow Mazowiecki, vendredi, en Pologne, indique aussi que sa fédération nationale a sélectionné moins d'athlètes aux deux premières étapes de la saison en raison de restrictions budgétaires.

«Ils ont choisi seulement 12 athlètes pour les Coupes du monde en Asie, alors que normalement, il y en a 20 ou 21. À Pyeongchang, nous étions 19 athlètes et c'est assez ironique de voir qu'il était plus difficile de se classer pour les Coupes du monde de l'année post-olympique que pour les Jeux olympiques.»

Un peu de temps pour rebondir

Rappelant au passage qu'il avait connu de mauvais débuts de saison aux deux meilleures campagnes de sa carrière, l'étudiant au baccalauréat d'intervention en activité physique à l'UQAM sent qu'il a encore de l'énergie et de la motivation en banque pour finir dans le top 10.

«Ce n'est jamais agréable d'avoir une mauvaise course qui a des impacts sur ta carrière. J'ai quand même pris mon temps pour analyser la situation et c'était une mauvaise course technique. J'ai appris qu'il ne faut pas s'en faire avec une mauvaise course et qu'il faut trouver une solution pour s'en sortir.»

Son corps devra toutefois suivre, car des signes de vieillissement commencent à faire surface, dont des maux de dos qui ont perturbé sa préparation en sol néerlandais, ce qui l'a empêché de pratiquer de ses départs.

«Une fois qu'on touche au podium international pendant deux ou trois saisons, après, on n'a plus de plaisir à finir 30e. L'objectif en ce moment, c'est d'aller chercher ma préqualification pour les Championnats du monde. Ce sera possible si j'obtiens un temps rapide et en étant dans les deux Canadiens les plus rapides à ces Coupes du monde en Europe.»

Si l'athlète rate son coup. Il pourra se reprendre à une course de barrage à Calgary, au début janvier, qui déterminera le troisième Canadien retenu pour le 500 m des Championnats du monde d'Inzell, en Allemagne, en février.

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