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«Ne soyez pas triste pour moi», dit Derek Dorsett

Agence QMI

Mercredi, 06 Décembre 2017, 12:45

Photo AFP

Derek Dorsett

Forcé de prendre sa retraite dans la fleur de l'âge en raison d'une blessure aux vertèbres après 20 rencontres cette saison, Derek Dorsett des Canucks de Vancouver ne veut pas qu'on s'apitoie sur son sort.

«Ne soyez pas triste pour moi. Le hockey m'a donné tout ce que j'ai toujours voulu et plus», a dit l'ancien joueur des Blue Jackets de Columbus et des Rangers de New York dans une longue lettre publiée sur le site internet de Sportsnet dans laquelle il relate les moments marquants de sa carrière.

Un des événements les plus touchants s'est produit lorsque son coéquipier des Rangers Martin St-Louis a perdu subitement sa mère lors des séries éliminatoires de 2014.

«C'était un moment si émotif pour notre équipe. Un de nos meilleurs joueurs et leaders était durement touché et nous savions que nous devions nous rallier pour lui», a écrit le dur à cuire.

St-Louis avait pris l'avion pour la région de Montréal pour être auprès de sa famille, mais était revenu pour la cinquième rencontre de la série dans laquelle les New York tiraient de l'arrière 3-1 contre les Penguins de Pittsburgh.

«La pratique du matin lors qu'il est revenu... Wow. Je me rappelle encore du sentiment ressenti quand nous l'avons vu. Pas grand-chose n'a été dit. Pas grand-chose n'avait besoin d'être dit», a-t-il ajouté.

Les Rangers ont finalement battu les Penguins, remportant les trois dernières parties de leur série. Ils ont ensuite affronté le Canadien de Montréal en finale de l'Est. Toute l'équipe avait assisté aux funérailles de la mère de St-Louis à Laval après le premier match disputé à Montréal.

«Il a fait le meilleur discours que j'ai jamais entendu», a dit Dorsett en parlant du Québécois.

La victoire contre le Canadien et la participation à la finale constitue d'ailleurs l'un des beaux moments de sa carrière.

«On pouvait sentir l'ambiance électrique. Je n'étais pas reconnu souvent à New York, mais durant les séries, je prenais le métro pour aller à l'aréna et les gens me criaient "Let's go Dorsett!"»

L'athlète de la Saskatchewan n'a cependant pas vu le filet gagnant en prolongation d'Alec Martinez des Kings de Los Angeles qui mettait fin aux espoirs des Rangers en cinq rencontres.

«Je m'étais tordu la cheville lors d'une collision. J'étais dans le tunnel pour être examiné, a-t-il noté. Après coup, la chambre était si silencieuse. Nous étions anéantis, mais heureux de ce que nous avions accompli.»

L'autre moment le plus difficile de sa carrière est survenu lorsque le médecin qui l'avait opéré pour une hernie discale en décembre 2016 lui a dit à la fin novembre qu'il ne pourrait plus jamais jouer en raison des risques à son épine dorsale.

Le joueur de 30 ans connaissait les meilleurs moments de sa carrière, lui qui avait compté sept buts en 20 rencontres avec les Canucks cette année, soit seulement cinq de moins que son plus haut total en carrière dans une saison.

Malgré tout, même «si c'était la pire réponse que j'aurai pu avoir, en même temps c'était la meilleure dans un certain sens», a dit Dorsett qui aurait tout fait pour rejouer s'il en avait eu la possibilité. Ce diagnostic sans appel lui a permis de tourner la page et de se consacrer entièrement à sa femme et ses deux jeunes fils.

«Je vais profiter d'une longue vie avec eux», a-t-il conclu.

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