Techno

Jouer à des jeux de tir à la première personne serait néfaste pour le cerveau

André Boily

Mardi, 08 Août 2017, 15:21

Call of Duty : Ghost

Depuis les débuts des premiers jeux vidéo, les experts ont sans cesse cherché la bête noire ou les éléments qui inciteraient les utilisateurs en majorité jeunes vers des tendances criminelles ou violentes, sans grands résultats. Or, en comparant en imagerie des cerveaux, les amateurs de jeux FPS pourraient développer des maladies neuropsychiatriques comme la dépression ou la maladie d'Alzheimer.

Qui ne se souvient pas d'avoir joué avec les tout premiers jeux vidéo de tir à la première personne, comme les populaires Call of Duty, Doom, etc. ?

Une étude publiée aujourd'hui par des chercheurs de l'Université de Montréal démontre qu'en comparant des cerveaux par neuro-imagerie, ceux-ci en sont arrivés à la conclusion que la perte de matière grise des joueurs est le résultat direct d'une interaction personne-machine. Plus spécifiquement, cette perte serait due aux jeux vidéo de type FPS (first-person shooter ou tir à la première personne). Les participants à l'étude étaient tous en santé, âgés de 18 à 30 ans et sans antécédents de jeux vidéo.

Ces joueurs-cobayes qui ont accepté de jouer pendant six heures ou plus par semaine ont subi une perte de matière grise dans la zone de l'hippocampe après 90 h de jeux vidéo comme Call of Duty, Killzone, Medal of Honnor et Borderlands 2.

Avant cette étude, personne n'avait démontré que de telles interactions pouvaient avoir un impact négatif sur le cerveau, et dans ce cas-ci, sur le système hippocampique, disent les chercheurs à CBC.

Différences entre les types de jeux

L'hippocampe est une partie clé du cerveau impliquée dans la mémoire spatiale (l'orientation) et la mémoire épisodique (celle qui enregistre des épisodes de notre vie dans un contexte spatio-temporel).

Avec moins de matière grise dans la zone de l'hippocampe, les gens affectés sont plus susceptibles de développer des maladies neuropsychiatriques comme la dépression, la schizophrénie ou l'Alzheimer. Par contre, les chercheurs précisent qu'ils n'ont pas trouvé de lien causal dans l'interaction personne-machine des jeux vidéo ni les conséquences à long terme de cette perte pour lesquelles il faudrait mener d'autres recherches.

Par contre, des jeux sur plateforme 3D qui poussent le joueur à la navigation ont fait augmenter leur masse de matière grise pendant la même période.

D'autres études pointent que jouer à des jeux vidéo ou de réalité virtuelle peuvent contribuer à combattre la dépression ou encore à développer des avantages cognitifs.

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