Pubs sur Messenger, bon pour Facebook, mauvais pour nous?

André Boily

Jeudi, 13 Juillet 2017, 22:01

Facebook

Il y a deux manières de rentabiliser une application offerte sans frais comme Messenger, la messagerie de Facebook, soit on facture les abonnés, soit on diffuse des publicités. C'est cette seconde option qu'a choisie Facebook pour tirer des revenus du formidable potentiel que représentent les 2 milliards d'abonnés du réseau social, dont 1,2 million utilisent Messenger.

Pour mettre à l'essai ce déploiement de publicités sur Messenger, Facebook a effectué des tests en Australie et en Thaïlande, tests qui se sont avérés concluants, selon le magazine Forbes.

Cependant, en limitant la diffusion des publicités uniquement sur l'écran d'accueil de l'application Messenger, Facebook pense obtenir un compromis favorable, soit attirer suffisamment d'annonceurs sans pour autant gâcher l'utilisation courante qu'en font ses abonnés.

Outre Facebook, les milliers de petites et microentreprises qui pullulent les pages du réseau social sortent grandes gagnantes de cette nouvelle afin de rejoindre leurs clientèles potentielles.

Pour certains, l'arrivée des pubs sur Messenger est une mauvaise nouvelle.

Après avoir vu les premières pubs, plusieurs les jugent invasives et trop grosses. Voyez par vous-mêmes la courte démonstration vidéo (15 s) de Facebook sur YouTube.

On leur donne aussi le défaut d'être hors contexte. Par exemple, si on cherche des outils de jardin sur le moteur de recherche Google, il est tout à fait normal de trouver des liens de magasins de rénovation. Mais si elles apparaissent hors contexte, il y a de bonnes chances qu'elles ne parviennent pas à rejoindre leur public et c'est ce qui semble se produire avec les pubs sur Messenger.

Bref, on se dirige vers un grand test à l'échelle planétaire. Les chiffres d'audience et de revenus diront si Facebook a réussi ou non son coup de pub.

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