Un circuit pour découvrir les épaves du St-Laurent

Agence QMI

Lundi, 13 Mars 2017, 16:17

Photo Fotolia

Plonger dans le fleuve Saint-Laurent pour découvrir ses trésors cachés : voilà ce que proposent les instigateurs de la Route des Épaves.

Les milliers de plongeurs actifs de la province pourraient, par la première phase de ce projet, découvrir cinq épaves du Bas-Saint-Laurent, soit le Germanicus, le Frederike C-2 (qui a coulé au large de Rimouski il y a deux ans), l'Atlas Snow No. 1, le NCSM Nipigon et l'Empress of Ireland. En raison de leur profondeur, qui varie entre 18 et 45 mètres, les plongées ne s'adressent qu'aux plus aguerris.

«Ça prend une formation de base. Ici, on a des conditions qui sont peut-être un peu plus difficiles qu'ailleurs dans le monde. On a qu'à penser à l'eau froide, la mauvaise visibilité, la météo, les courants. Juste la météo, on sait que Rimouski c'est la ville des vents. Ça peut changer rapidement : on a des journées calmes, et on a des journées où la mer se déchaîne. Il faut faire avec», a expliqué Ludovic Bouchard, l'un des administrateurs du projet.

L'initiative poursuit plusieurs objectifs dont la promotion de la plongée d'épaves au Québec, la diffusion de l'histoire maritime du Bas-Saint-Laurent, l'accès aux épaves de la région sécuritaires en termes d'amarrage.

«Ça prend des gens qui savent ce qu'ils font, et qui savent le faire sans endommager les épaves. Il faut le faire pour que ce soit sécuritaire d'accès pour les plongeurs, il ne faut pas qu'il y ait de danger de partir dans le courant. Il faut minimiser tous ces risques-là, et il ne faut pas que la bouée arrache avec la météo», a ajouté M. Bouchard.

Campagne de sociofinancement

Pour mettre le tout en place, une campagne de sociofinancement a été lancée sur le web. Plus de 2300 $ ont été amassés jusqu'à maintenant, sur un objectif de 10 000 $.

«On a besoin de fonds pour acheter le matériel et pour faire de la publicité. Il nous reste [à faire] tous les dépliants publicitaires, les formulaires d'enregistrement, les sites web...», a précisé Ludovic Bouchard.

Si le projet s'avère concluant, le circuit pourrait s'agrandir comme l'explique une autre administratrice, Diane Beausoleil.

«Le terrain de jeu est très grand. Dépendamment du succès de la phase 1 - parce qu'on l'appelle vraiment la phase 1 - il y aura phase 2», a-t-elle indiqué.

Le projet est bien accueilli dans la région, notamment au Centre de Plongée du Bas-Saint-Laurent.
«C'est sûr que c'est avec plaisir que j'accueille ce projet-là. Je suis bien heureux que d'autres prennent la relève pour procéder à l'installation de bouées dans le but de faire connaître les épaves de la région», s'est réjoui le propriétaire du Centre, Francis Bouchard.

Le lancement de la Route des épaves est prévu pour cet été.

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