Voyages

Ouragan Irma: véritable casse-tête pour les voyageurs québécois

Agence QMI

Wednesday, September 06, 2017, 1:12 PM

L'ouragan Irma, avec ses vents soufflant à près de 300 km/h, doit frapper les Antilles sous peu, ce qui n'a rien de rassurant pour ceux qui ont planifié des vacances dans le Sud.

À moins d'une annulation par le transporteur aérien, c'est aux voyageurs de décider ou non de partir.

Bien que la menace plane avec l'ouragan Irma, certaines compagnies aériennes ont décidé de maintenir leurs vols, même si le gouvernement canadien suggère d'éviter tout voyage non essentiel dans le secteur.

C'est le cas d'un petit groupe rencontré par TVA Nouvelles à Montréal et qui devait quitter pour Punta Cana avec la compagnie Sunwing.

«Depuis 6 h ce matin qu'on est ici. Il y a une alerte de Transports Canada», a déploré une voyageuse qui devait s'envoler mardi après-midi.

Après plusieurs heures d'attente sans aucune nouvelle des représentants, ils ont finalement su qu'ils pourraient recevoir un crédit voyage ou choisir une nouvelle destination d'ici le 18 décembre.
«Ils prennent le risque de nous faire embarquer et aller dans une destination qui est en alerte ouragan», a soulevé une femme découragée qui part vers Holguin à Cuba.

Comme son vol est maintenu et qu'il n'y a pas d'avis pour ce secteur présentement, elle perdra son argent si elle ne monte pas à bord.

«Il n'y a pas d'option, a souligné une autre voyageuse. C'est d'embarquer et de revenir demain s'il y a quelque chose. Sinon, on reste là-bas et on est pris dans les provinces et on se débrouille tout seuls.»

Annuler son voyage?

Le voyageur qui décide de ne pas prendre le risque de s'envoler vers sa destination, malgré la menace d'Irma, risque de perdre son investissement.

«Si, de son propre chef, on décide d'annuler carrément son voyage et qu'il n'y avait pas d'avertissement officiel [...], il y a toujours des recours possibles, mais la jurisprudence est assez claire dans ce sens-là», a mentionné le président de l'Association des agences de voyages du Québec, Jean Collette.

Un Québécois qui était à Saint-Martin depuis jeudi a eu la chance de pouvoir écourter son voyage et rentrer à Montréal après que son hôtel eut été évacué.

«C'était comme une alarme totale, a-t-il raconté. On voyait les pompiers et la police déployés dans la ville.»

Coincé en République dominicaine

D'autres, toutefois, peinent à trouver un vol qui les ramènera à la maison avant que la situation ne dégénère.

«S'il y a quelque chose qui doit se passer au niveau d'Air Transat, il faut que ça se passe aujourd'hui parce que demain, il va être trop tard, estime Marc Bocti, un voyageur coincé en République dominicaine. Peut-être que les voies aériennes ne seront pas praticables.»

Les clients d'agences de voyages qui détiennent un permis peuvent avoir droit à un fonds d'indemnisation. C'est le cas notamment si le voyage est annulé ou si les services payés à l'avance ne peuvent être offerts au complet.

- D'après le reportage de Bénédicte Lebel

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